le massage

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massage ayurvedique


Le massage

par Martine Duchon

L'ayurveda est une science très profonde et très ancienne. Un Art de Vivre. Ayur signifie la vie, la force ou l'élan vital. Véda signifie la connaissance. L'Ayurvéda est donc une connaissance de la vie, une science de la santé, du bien-être et de la longévité. Les massages ayurvédiques sont connus pour leur efficacité en matière de rajeunissement et pour le soulagement des maux chroniques.

Massage indien selon l’Ayurvéda Les massages ayurvédiques soulagent de façon durable les maux et douleurs chroniques comme les maux de tête,
les articulations douloureuses, les torticolis, les migraines et les rhumatismes.
Ils tonifient le corps, revivifient l’esprit, redonnent de la vitalité et de la vigueur.
Les massages à l’huile sont appelés Abhyanga.

L’Abhyanga correspond au massage familial pratiqué dans a région du Kerala, au Sud Ouest de l’Inde. Effectué à l’huile de sésame, il permet de délasser et d’assouplir en douceur les zones de tensions musculaires. Il favorise le drainage et l’élimination des toxines. Son toucher est doux mais ferme, enveloppant et maternel. Massage kalari (ou Uzhichil).
Le massage kalari (ou Uzhichil) nous vient du nord du Kérala (ex-Malabar). Il s’agit d’un massage complet aux huiles qui est donné soit avec les mains, soit avec les pieds. Traditionnellement, les élèves de kalarippayatt reçoivent “un massage flexibilité” de 7 jours pendant la mousson avant d’entamer la saison d’entraînement.

Le massage d’une heure environ régénère le système nerveux et musculaire. Les pressions sont doséAes en fonction de la structure corporelle de chacun. La circulation lymphatique, sanguine et énergétique est stimulée par un travail
sur les veines, les nadis (canaux d’énergie subtile) et les marmas (points vitaux). Le massage, les huiles...

D’une manière générale le massage ayurvédique se fait avec de l’huile de sésame reconnue pour ses vertus calmantes et sa richesse en vitamine E . Mais selon le type ayurvédique
de la personne, une huile sera plus adaptée qu’une autre. Ainsi l’huile de sésame ou l’huile de noix conviendront parfaitement à une personne de
type vata (élément air). Une personne de type pitta (élément feu) devra
préférablement utiliser l’ huile de noix de coco qui est plus rafraîchissante.
Une personne de type kapha (élément terre et eau) privilégiera une huile comme l’huile de moutarde. Les huiles sont utilisées dans les massages
afin de désintoxiquer, réduire ou tonifier le corps. Elles agissent en pénétrant par la peau mais sans passer dans l’appareil digestif. Il est donc possible d’utiliser des huiles difficiles à digérer.
Il faut dans tous les cas sélectionner des huiles vierges, première
pression à froid.

                      


Massage Kalari

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Massage Kalari

par Maryse Jobert
Prés de 20 personnes se sont retrouvées le samedi 9 juin 2007 pour une initiation au massage KALARI.
Yves-Marie DORE a animé cette journée avec simplicité, bonne humeur et une grande précision. Il nous a guidés attentivement tout au long de ces heures de pratique.
Kinésithérapeute, il a été formé à ce massage en 1993 par Asok Kumar.
Originaire du Kerala, ce massage est codifié. C’est un massage de préparation du corps en mouvement, d’où son intérêt pour les danseurs, les sportifs. En Inde, il fait partie de la médecine de terrain. L’huile de sésame est utilisée, mais d’autres huiles également en fonction de l’état du massé (huile de coco, colza,…). Le diagnostic pour le choix de l’huile s’effectue selon le principe ayurvédique. Tour à tour, ce jour là, nous avons été massés, masseurs et, à certains moments observateurs. Il est en effet précieux d’apprécier le geste juste d’Yves-Marie, l’apprentissage passe aussi par les yeux. Colonne vertébrale de la transmission, l’énoncé précis du protocole a accompagné les exercices de massage. Ce guide a été le fil rouge de la journée et la répétition une façon de mémoriser et d’entrevoir la plénitude du massage.
L’ambiance qui se fait chaleureuse, la proximité qui s’installe entre deux personnes, la concentration, mais aussi quelques éclats de rire ( la plante des pieds est chatouilleuse ?), comment restituer ces moments ? Je n’essaierai pas.
Une belle journée, une initiation. Gageons que beaucoup d’entre nous auront envie de poursuivre pour approcher le massage au complet.
Merci à Yves-Marie de sa disponibilité et de son professionnalisme.

(Pour en savoir plus : revue Viniyoga n°34 en date de Juin
1992, « La thérapie Kalari Marma »).
Yves-Marie Doré :
Masseur Kinésithérapeute

« Yoga et émotions »

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Dans tous nos états

par Maryse Jobert

 
Thierry JUMEAU nous promettait 300 000 000 d’émotions et c’est vrai qu’au cours de ces trois heures d’atelier les expériences ont été nombreuses, variées et riches en sensations.
Un espace bien rempli. Nous étions 14 ce samedi matin, curieuses et intéressées (et oui, les participants étaient des participantes, faut-il voir là un signe que le domaine de l’émotion est essentiellement féminin ? Non, je vous rassure, ce monde est partagé avec la gent masculine et c’est le monde de l’humain).
Et il nous semble si familier ce monde! La langue française nous offre quantité de couleurs et de locutions pour décrire ces états : une peur bleue, « la peur donne des ailes », « avoir plus de peur que de mal », « la peur au ventre », une colère blanche, bleue, noire, mais aussi « voir rouge », « la colère est mauvaise conseillère », un coup de colère, une explosion de joie, une tristesse sans fond….(vous pouvez jouer aussi).

Thierry nous a embarqué dans un voyage. Voici les trésors que j’y ai glané, comme les cailloux laissés par le Petit Poucet pour retrouver son chemin, comme des repères pour une vie émotionnelle pleine et juste.

1 - Une définition : A quoi sert l’émotion ? A informer l’autre de ce qui se passe à l’intérieur de nous, pour lui permettre de s’adapter. Cette notion de parole « muette » de l’émotion, d’élément de dialogue, permettant l’ajustement ouvre vers l’espace extérieur, celui de l’autre. Si on se tourne vers l ‘étymologie, Emotion (EX MOVERE) signifie « mouvoir vers l’extérieur ».
Ce qui peut apparaître à première vue du domaine de l’intime est aussi une facette de la communication.

2 - Un élément à ne pas perdre de vue : l’émotion est une énergie qui parcourt le corps (c’est fugace et si elle « s’incruste » alors, cela relève du pathologique). C’est du domaine du physique, du réactionnel ; en découle un comportement, une action ou une réaction. Nous réagissons à une situation qui est une réalité, mais notre réaction a son origine dans le référentiel d’idées qui constitue nos croyances. C’est l’idée que l’on se fait de la situation qui provoque l’émotion et non la situation elle-même. Un chemin de pratique s’ouvre là : constater l’émotion qui émerge et repérer l’idée sous jacente. Un chemin de connaissance de soi.
Thierry nous a incité à revenir au chapitre I, sutra 36 du Yoga sutra. « Par l’enquête sur la signification de la vie et sur ce qui nous maintient en vie, nous pouvons trouver des soulagements à nos distractions mentales ». Enquêter sur les émotions, les identifier, reconnaître l’idée qui est au 2ème plan est une voie.

3 - L’importance de mettre des mots sur ce que nous ressentons. Cette verbalisation est indispensable, salutaire, salvatrice. En effet, « ce qui ne s’exprime pas s’imprime » dans le corps, dit l’Ayurveda. Une piste pour prendre soin de soi ! Nous avons fait cet exercice de nommer les diverses couleurs des émotions de base que sont la joie, la colère, la peur, la tristesse, sur une échelle, de mettre des mots décrivant les gradations de l’intensité. C’est un travail de yoga, un travail de lucidité que de, journellement, observer pour soi l’état dans lequel on est et d’y mettre des mots.

4 - Une communication « non-violente ».
L’enquête sur les émotions installe progressivement une communication où l’expression des faits, de ce que nous ressentons, permet la demande claire de nos besoins non satisfaits.
Thierry nous a rappelé qu’une bonne communication est utile pour être en bonne santé

5 - Un éclairage sur les fonctions des émotions de base - La joie comme un moteur. Elle sert à renforcer les liens.
- La colère comme un accélérateur. Elle sert à lutter, à se défendre.
- La peur comme un frein. Mais la peur sert aussi à se protéger.
- La tristesse comme un embrayage, une occasion de changer de régime. Elle sert à se recharger.

Une belle matinée joyeuse et pleine d’énergie. Le coton imbibé de jasmin qui a accompagné ma méditation était une conclusion pleine de douceur : l’émotion est liée assez directement à l’olfaction. Un grand merci à Thierry pour ce voyage coloré. Savez-vous, nous avons joué au bûcheron, imité le lion, ri aux éclats, construit un bateau à voiles…


La prochaine fois, venez !

 

Le Yoga, outil de santé pour l'avenir ?

La majorité des pratiquants de Yoga témoignent que le Yoga a amélioré leur santé, réduisant le stress et harmonisant le corps avec l'esprit.

Le Yoga, outil de santé pour l'avenir ?

Rappelons ici le lien indissociable entre le Yoga et la santé.

Le Yoga a pour but de réduire la souffrance, "duhkham", terme qui signifie "serrement du coeur".

Dans les Yoga Sutra, Patanjali cite la maladie comme premier obstacle à l'état de Yoga (état d'épanouissement).

Le Yoga s'intéresse aux causes profondes des maladies

Maladies provoquées :

- soit par un déséquilibre des "dhatus" (sang, lymphe, graisse, os, moëlle, liquides reproducteurs), ou des 11 organes sensoriels (5 organes de perceptions, 5 organes d'action, et le mental),

- soit par un rejet de quelque chose de déplaisant ("roga"),

- soit par une agitation psychique ("citta viksepa") qui peut conduire aux différentes maladies mentales.

L'état de santé selon le Yoga

L'état de santé, par contre est décrit comme une plénitude, une ouverture, l'épanouissement d'une fleur de lotus au niveau du coeur. "Samana" désigne le bon équilibre dans toutes les dimensions de l'être, "aroga", le sentiment de bien-être et "citta sthairyam", la stabilité mentale même dans les turbulences de la vie.

Le Yoga agit d'une façon holistique en prenant en compte le corps, le souffle, le mental, l'esprit, la personnalité. Une des particularités du Yoga réside dans le fait que la personne intervient sur elle par elle-même. Elle doit se prendre en charge.

Alors que la médecine donne une médication pour soigner un symptôme, le Yoga propose un traitement à la carte selon la personne. C'est pourquoi les cours seront toujours individuels dans cette approche du Yoga.

Par exemple, pour une personne qui souffre d'un mal de dos, l'enseignant doit identifier le symptôme ("heyam"), puis chercher la cause du problème ("hetu"), définir un objectif ("hanam"), puis enfin choisir des moyens ("upayam") parmi un vaste éventail d'outils (asana, pranayama, sons, chants, kramas, alimentation, études des textes, méditation...).

Dans la plupart des cas, l'enseignant doit procéder progressivement en traitant en priorité les problèmes les plus aigus. Les problèmes plus chroniques et plus profonds nécessiteront une pratique de longue durée. Ainsi, l'élève devra consulter son enseignant régulièrement pour réajuster et intensifier le traitement.

En aucun cas, le Yoga ne peut se substituer à un traitement médical, au mieux il pourra l'accompagner et le soutenir. L'idéal serait que le travail en Yoga se fasse en partenariat avec le médecin. Dans les maladies graves, il faut admettre les limites du Yoga ; celui-ci permettra cependant de mieux vivre sa maladie.

Le Yoga, une relation d'aide holistique

L'efficacité d'une pratique de Yoga dépend du lien instauré entre l'enseignant et l'élève. Sans "sraddha", la confiance, il n'y aura pas de véritable amélioration de la santé. Par contre avec elle, l'enseignant pourra même donner des conseils concernant les actes de la vie quotidienne.

Le Yoga peut être considéré comme une relation d'aide holistique menant à une véritable transformation des différentes couches de l'être ("panca-maya").

Alors, à quand la reconnaissance officielle de la "Yogathérapie" en France ?

Des consultations particulières de Yoga et des formations d'enseignants de Yoga incluant des cours sur le rapport du Yoga avec la santé sont proposées toute l'année par l'Institut Français de Yoga à Paris.

Annuaire des enseignants certifiés Formations pour enseignants

Aurore Gauer




Je pose mes souliers à la porte.

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chaussures


  

Je pose mes souliers à la porte.

par Jean-Marie Delautier

              

Je prends soin d’y déposer mon cortège de soucis et je les prie d’attendre mon retour. Cette étape est cruciale car ces derniers ont tendance à ouvrir les portes et fenêtres, même lorsqu’elles sont bien fermées, à s’immiscer en tous lieux à la moindre occasion. Il importe donc de bien les déposer à côté des chaussures.  Je referme la porte et je suis seul. Je respire l’espace. Je laisse le sol monter dans mon corps qui peu à peu se dépose dans ses sensations. J’attends patiemment qu’il ait trouvé sa place et je le regarde faire. Cela prend du temps mais puisque j’ai laissé mes soucis à la porte, je peux me laisser aller à la patience. Je n’ai rien à faire, rien à fabriquer, il suffit de regarder comment les pieds finissent par épouser le sol, puis comment les jambes épousent les pieds. Ça ne tire plus à hue et à dia. Quel repos ! Il y a encore des tiraillements, autour des rotules, des contractions intempestives du côté des hanches, les fessiers sont récalcitrants. Tout ce petit monde veut la jouer perso, en faire plus qu’il ne faut ou faire de la résistance. Comment faire équipe avec tout ça ! Chacun débrouille comme il peut le sien du tien ! La colonne hésite encore dans sa configuration. Elle met du temps à s’ajuster au bassin et ne trouve pas sa tête. D’ailleurs la tête n’en revient pas de commencer à sentir le corps lui parler d’une voix nouvelle et d’éprouver des sensations neuves, elle a l’impression d’être déposée dans la chaleur du ventre ou d’osciller sur la tige des jambes. Léger vertige lorsqu’on passe le seuil et que l’espace s’installe au coeur. J’attends aux lisières de moimême. Le visage ne veut pas encore lâcher son masque mais je vois bien que l’effort est très grand. Petit à petit ça se fissure. L’espace comme les vagues s’en vient lécher les contours, user les rides, défaire les noeuds et je sens filer les joues, couler les tempes, s’immerger les pupilles. Le corps s’écoule infiniment et reste immergé dans le flot des sensations. Des lisières de moi-même, je vois, en mon coeur, le souffle ouvrir les fenêtres et les portes, franchir les seuils, les isthmes de cette géographie intérieure. Alors confiante en ses appuis se déploie la figure qui tend vers le silence. Je me dépose au creux de l’expir, dans le dénuement squelettique, jusqu’à la racine du ventre, jusqu’au mula (1) de ma naissance.
Dans le prayatna (2) de l’expir, asmita (3) s’expose et s’abîme vers avidya (4) emportant avec lui raga (5) et dvesha (6).
Jusqu'à mula, jusqu’au fond du ventre. Nu jusqu’à la corde du squelette. Là où soudain rien ne demeure que la peur abhinivesha (7). Mais la confiance des appuis, et l’appel irrésistible de l’espace déclenche la bascule. Abhinivesha à peine entrevu est déjà estompé.
L’amarre est lâchée shaithilya (8), la voile s’ouvre au vent et l’horizon ananta (9) se déploie dans le souffle de l’inspir. Depuis mula, depuis toujours, l’univers de mon corps s’ouvre, ses membres tout à l’heure récalcitrants répondent à l’appel. Et ce monde des bras, des jambes, de la colonne, des muscles, des organes, ensemble avec ses flux et ses reflux, ce monde en sa multitude se fait un, dans ses gestes pour exprimer la splendeur d’être libre et chanter d’une seule voix.
Ainsi, le corps va dérouler ses figures et moi qui suis ce corps, depuis les lisières de l’espace, j’explore infiniment les méandres de ce fleuve aux eaux changeantes. Jusqu’au retour du silence chuchotant de la source qui se résorbe dans la vibration du corps dont  l’espace est la peau légère. J’attends sans attendre; j’écoute le silence d’une joie que l’on devine. Jusqu’à l’ouverture de la porte et la reprise des chaussures. La plupart des soucis sont partis, d’autres se sont endormis, mais les plus sérieux m’attendent de pied ferme, évidemment. !

Jean-Marie Delautier
(1) mûla : racine
(2) Prayatna : effort juste
(3) Asmita : ego
(4) Avidya : ignorance
(5) Râga : attachement
(6) Dvesha : aversion
(7) Abhinivesha : peur
(8) Shaithilya : lâcher prise
(9) Ananta : infini

Le yoga des yeux

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yoga des yeux

 Le yoga des yeux

La participation à l’atelier « Yoga des yeux » avait été limitée à 20 personnes.

Nous nous sommes finalement retrouvés à 25. L’importance de cette limite s’est faite sentir lorsqu’il a fallu organiser cinq rondes de cinq personnes pour jongler avec des balles, dans les trois salles de la rue de Valois...
Pourquoi cet exercice ?
De fait, les samkhya karika nous enseignent que le sens de la vision (rupendria) est associé au principe d’action de la locomotion (pada). Au-delà d’un travail sur les yeux, le yoga éponyme propose donc de travailler aussi sur les pieds. C’était l’un des objets de l’atelier.


Celui-ci proposait toutes sortes d’autres exercices :

  • Activation du corps, avec une pratique spécifique de yoga.
  • Mobilité des yeux avec des jeux de balles où le but n’est pas tant de rattraper la balle que de la suivre des yeux ; marche les yeux fermés, etc.
  • Relaxation avec des séances de palming (relaxation des yeux recouverts par les paumes des deux mains).

 


Les différents yoga

Qu'est-ce que le Yoga ?

Les différents Yoga à pratiquer à Paris

Il n'y a en principe qu'un seul Yoga : celui qui favorise l'harmonie et l'épanouissement de l'être.

Ceci implique non seulement les différents aspects de la personne (santé et équilibre physique, énergétique, psychique, spirituel...) ses activités, sa relation au monde, à la nature et aux gens qui l'entourent, la paix avec le passé, la stabilité dans le présent et une certaine sérénité par rapport au futur, mais encore le développement de potentiel dont souvent on ne soupçonne même pas l'existence.

Plus concrètement, on peut dire que le Yoga est à la fois une démarche, un moyen, un état, une façon d'être, et enfin un aboutissement.

Il est une démarche dans le sens où il vise l'évolution de la personne, et un moyen par le biais des nombreuses techniques qu'il met au service de ce développement.

Il est une façon d'être dans le sens où les moyens et les techniques ne sont rien sans le bon état d'esprit. Certains sont capables de faire des postures extraordinaires, mais sans l'esprit du Yoga, ce n'est qu'une habileté physique.

D'autres moins souples et peu agiles avec leur corps, voire raides, sont bien plus yogin que les précédents, parce qu'il ne se trompent pas sur les tenants et les aboutissants. La preuve transparaît dans la qualité de leur comportement quotidien et relationnel.

Pourquoi une telle profusion ou apparente diversité de Yoga ?

Les quelques pistes esquissées ci dessus font déjà apparaître les premières raisons qui ont conduit à une multitude d'appellations. En fait les différents systèmes de Yoga existent principalement pour répondre à la diversité des demandes (tout le monde ne recherche pas la même chose).

Le Yoga présente des aspects philosophiques par son regard sur l'homme et le monde, l'évolution, l'éthique, l'art de vivre. La démarche est psychologique, énergétique et physiologique par les mécanismes qu'elle active, et elle devient spirituelle quand elle offre à l'homme une méthode de salut.

En effet, chaque Yoga correspond à une facette particulière de la nature humaine, facette qui prédomine chez telle ou telle personne à un moment de sa recherche.

La liste des Yogas qui suit n'est ni exhaustive ni purement traditionnelle. Non-exhaustive parce qu'il est impossible de recenser toutes les formes du Yoga : il s'en crée tous les jours, certaines sont confidentielles ou farfelues ou s'attribuent le titre de Yoga de manière abusive...

Rāja-Yoga : le couronnement de tous les autres Yoga

Comme son nom l'indique, c'est la voie royale, complète. Il représente tout l'enseignement de Patanjali, tel qu'il est représenté dans les Yoga-sūtra, il est la synthèse, le couronnement de tous les autres Yoga.

Pāntanjala-Yoga : le Yoga royal

C'est le premier, le plus important, véritablement le Yoga des Yoga aussi appelé le Yoga royal, "le Yoga de Patanjali".

Patanjali n'a pas créé ni inventé le Yoga, qui existait déjà depuis très longtemps, mais il a réuni et codifié avec rigueur toutes les connaissances et pratiques du Yoga de l'époque dans une synthèse magistrale : les Yoga-sūtra.

Karma-Yoga : le Yoga de l'action

C'est le premier des trois Yogas majeurs (karma, jnāna, bhakti), que nous retrouvons également chez Patanjali.

Karma signifie action, agir mais aussi et surtout la loi de cause à effet, autrement dit la relation inéluctable entre les actes et leurs conséquences. L'action qu'il propose réside dans l'acte serein, sans se laisser affecter par le bouillonnement qui nous entoure, sans rechercher les fruits de l'action (mais plutôt en les offrant), sans attachement aux résultats et surtout sans déception ni rancœur par rapport à la suite éventuelle.

Le Karma Yoga encourage le sens de devoir, la prise de responsabilité, la vie active, l'honnêteté, le don de soi...

Jnāna-Yoga : le Yoga de la connaissance

Le deuxième dans la trilogie des trois Yogas majeurs. C'est un Yoga de connaissance qui requiert en principe de bonnes connaissances intellectuelles.

La tradition présente le Jnāna-Yoga comme une discipline très exigeante de Savoir et de la Vérité.

Le Jnāna-Yoga part du principe que la connaissance est déjà en nous et c'est donc à un voyage intérieur qu'il nous convie.

Bhakti-Yoga : le Yoga de l'amour ou de la dévotion

Ce troisième grand Yoga de réalisation selon la Bhagavad-Gita est un Yoga d'amour de service et de dévotion.

Nous voici en présence d'un Yoga d'émotion de grands sentiments d'amour rendu à un aspect du Divin, et dont la manifestation la plus sûre est l'action désintéressée orientée vers autrui.

Kriyā-Yoga : le Yoga de l'action quotidienne

C'est le Yoga de l'action quotidienne et purificatrice. Il se développe en trois axes : la pratique des postures (āsana), l'étude des textes sacrés, le détachement par rapport aux conséquences de l'acte.

Hatha-Yoga : le Yoga des énergies complémentaires

Le Hatha-Yoga est sans doute le Yoga dont on entend le plus parler, mais ceci vient de ce que beaucoup de gens le cantonnent à la pratique des postures, ce qui prouve qu'il est mal connu.

Il fait partie de ce que l'on appelle le Tantra Yoga. Il se compose de quatre disciplines :

- le contrôle et la maîtrise du corps par les asana,
- le contrôle de la respiration et du souffle vital (prāna) par les prānāyāma,
- le contrôle des énergies au niveau de l'axe royal qu'est la colonne vertébrale,
- le contrôle de l'ensemble du système psychosensoriel par la concentration du mental, l'intériorisation et la méditation.




Le Yoga pour enfants

Auteur: 
IFY idf

Le yoga pour enfants

par Martine Duchon

  

Le yoga, c’est une discipline qui n’en a pas l’air puisqu’il doit prendre l’allure de jeux.

Ce yoga explore la respiration, la relaxation, l’éveil de facultés physiques, psychiques et émotionnelles, tout ça pas des jeux d’imitations et d’imagerie.

Le jeu :

  • Active la circulation sanguine
  • Apaise les mouvements de son mental
  • le rend plus disponible aux activités d’apprentissage.
  • Il l’aide à s’observer lui-même pour se comparer qu’à lui-même.
  • Il lui offre le plaisir d’apprendre
  • Il fait de la nouveauté un élément souhaitable et bénéfique pour lui.

 

Le yoga pour enfants...

C’est par le corps que nous entrons en relation avec les autres. Le yoga pour les enfants favorise une canalisation des énergies tant au plan émotionnel qu’au plan physique.

Les postures stimuleront l’imagination et développeront la concentration. La pratique du yoga permet aux enfants de calmer leur agitation et leur permettra d’acquérir des outils pour favoriser une meilleure autonomie.
La respiration les aidera lors d’événements plus stressant et favorisera une meilleure capacité de détente. C’est une excellente façon de faire de l’exercice physique et mental. L’enfant développera une meilleure souplesse, ainsi qu’un meilleur équilibre.

Le yoga enfant est le début d’un voyage à l’intérieur de soi.


Saveur et goût en Ayurveda

Auteur: 
IFY idf

Ainsi pour qu’un repas soit équilibré et salutaire, il faudrait qu’il y ait toujours les cinq saveurs (doux, acide, salé, piquant, amer, astringent). À défaut    d’une saveur manquante, l’utilisation des épices vient,    heureusement combler les carences. Ces     assaisonnements sont classés en trois catégories :

  • les épices de base (curcuma, cumin, carvi…)
  • les épices nobles (cannelle, cardamome, safran…)
  • les épices vertes (feuilles de curry, coriandre, menthe…).
cuisine ayurvedique

Michel nous montre ses trésors culinaires “les boites à     épices” rondes, belles et pratiques,  remplies de coupelles  avec couvercles, desquelles s’échappent des notes   épicées agréables donnant envie d’élaborer de savoureuses recettes…
Les différentes saveurs vont agir successivement aux divers étages du corps humain. Les saveurs “douce et acide” vont être assimilées dans la zone “kapha”, c’est-à-dire le haut du tronc et l’estomac, les saveurs “salée et piquante” au niveau moyen “pitta”, dans la zone du foie-pancréas-vésicule biliaire et les goûts "amer et astringent" vont intervenir au niveau inférieur du tronc, dans la zone de l’intestin grêle et du colon.
Atelier fort

Poupelin Emilienne