Sentir

Auteur: 
IFY idf

Le propre du Yoga n’est-il pas d’être à l’écoute de nos sensations ?…
Sentir, sentir, et si nous déclinions ensemble quelques significations du verbe sentir
pour en jouer ensemble ? Qu’en pensez-vous ? Ça y est , prêt, prête ?

 

SENTIR : 

en pénétrant dans la salle de Yoga, dans cette pièce éclairée, spacieuse, aérée ouverte sur un petit jardin => Sentez en fonction de vos dispositions physiques et morales « Vous vous sentez calme, apaisé, serein déjà détendu et heureux à l’idée de ce voyage intérieur que vous allez accomplir en vous laissant guider par la voix de votre professeur ».

SENTIR : en débutant le travail de la posture par l’écoute du corps, des sensations physiques, l’appui sur le socle puis progressivement la finesse des étirements musculaires, => Sentez, la perception physique de votre travail « Vous sentez la pesanteur de votre corps jusque dans vos pieds, votre colonne vertébrale qui s’étire en douceur essayant d’atteindre un point toujours plus haut, tenez une légère tension dans la nuque …

Vous l’aviez oubliée celle-là, n’est-ce pas ? ».

 

SENTIR : en prolongeant l’expiration puis l’inspiration, => Sentez, la perception olfactive « le souffle vous permet de capter la douce chaleur de la pièce, le parfum exhalé par les premières jacinthes du jardin…».

 

SENTIR : en portant plus d’attention au mouvement, à l’exactitude du geste, vous décidez avec un peu de volonté de chasser vos pensées périphériques. Vous vous concentrez donc …Ca y est enfin : vous êtes présent à ce que vous exécutez…. C’est le présent vécu à la fois dans l’intensité  et dans la plénitude rien d’autre n’existe, => Sentez, votre conscience intérieure de l’instant présent « vous redécouvrez l’unicité du TOUT : socle, corps, esprit. Tout converge».

 

SENTIR : intuitivement vous mettez à jour votre besoin de tenir la posture en statique, de prolonger en douceur cet étirement dans lequel vous êtes bien installé.

=> Sentez, vous reconnaissez vos prédispositions intérieures « vous maintenez doucement et fermement la posture, cette attention à chaque partie de votre corps vous permet de progresser».

 

SENTIR : l’écoute du ressenti du corps en fin de séance vous permet d’en constater les effets puis de discerner une future posture lors de votre prochaine séance.

=> Sentir : la connaissance directe de soi « vous avez identifié le besoin de travailler davantage la zone des vertèbres cervicales toujours un peu douloureuse mais aussi cette torsion qui est si agréable et puissante…».

 

SENTIR : l’effort d’ensemble mené en cohérence par le groupe d’élèves dont vous faites partie. Cette reconnaissance du travail accompli par tous et chacun à la fois est porteuse d’une émotion intense et partagée à l’unisson => Sentez l’émotion provenant d’une situation qui vous est  extérieure

« Notre professeur, est aussi émue que nous tous, ses élèves, face au travail qui vient d’être  réalisé. Et c’est donc ensemble que nous nous inclinons tous dans une salutation profonde et sincère devant l’enchantement et la gravité du travail commun pour remercier de cet instant partagé…».

 

Sentir, sentir… voilà 7 significations différentes du verbe sentir….Nous avons identifié :

 

=> Sentir : en fonction des dispositions physiques et morales de l’élève.

=> Sentir : la perception physique du travail

=> Sentir : la perception olfactive

=> Sentir : la conscience intérieure de l’instant présent

=> Sentir : la reconnaissance des prédispositions intérieures

=> Sentir : la connaissance directe de soi

=> Sentir : l’émotion provenant d’une situation qui nous est extérieure Il en existe d’autres, ne voudriez-vous pas en chercher d’autres ?

Amusez-vous bien, n’en oubliez pas pour autant de pratiquer !

 

Odile Delacroix-Hochet

Anne –Laure Guignard


Le chant des Veda

Auteur: 
IFY idf

La  récitation chantée des Veda permet de se relier à une tradition très ancienne de l’Inde, qui remonte à plus de 2000 ans avant notre ère. Entendus par des sages en méditation, les Veda sont rédiges en sanskrit.

Le mot « Veda » vient de la racine sanskrite « vid » qui signifie «  savoir, connaître ».

Ces textes mettent en valeur la relation de l’homme avec l’univers et l’ordre cosmique. Ils proposent aussi une  réflexion sur les responsabilités sociales et individuelles de chacun. C’est avant tout une quête de l’Absolu.

La récitation chantée des Upanishad, forme la plus achevée de ces textes, engage le récitant dans une démarche qui sollicite à la fois le corps, le souffle et le mental. Le corps bien pose dans son socle devient caisse de résonance. La voix, portée vers l’extérieur par l’expiration, reflète l’état d’âme dans lequel on se trouve. Ce travail respiratoire conduit a un état de purification physique et mentale. Les pratiquants peuvent vivre une expérience de stabilité alliée à un état de concentration propice à la méditation. Et il est possible alors d’observer la face mystérieuse du son : le silence.

Helene Daude

 

 


Le sage Vyasa

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IFY idf

A l’origine, ces textes sacres existaient de facon independante, repandus dans tous les coins de l’Inde selon les ecoles et les lignees. Vyasa, un sage, pressentant une degenerescence possible de la civilisation hindoue, voulut synthetiser cette masse de connaissances. Il decida de faire une synthese ecrite de tous ces  enseignements epars et a ainsi compile le Veda.

Ce texte sacre fondamental n’a donc pas ete ecrit par un seul homme, mais par des centaines d'etres humains au cours de plusieurs siecles, voire plusieurs millenaires. Les veda sont organises en quatre volumes : le Rig veda, le yayur veda, le Sāma veda et le Athara Veda. En plus d'avoir fait une compilation des veda, on peut trouver les enseignements de Vyasa sous la forme de la Bhagavad Gita, du Mahabharata, des Brahmas Sūtra.

 

Sources :

Vedic Chant Companion

TKV Desikachar with Kausthub Desikachar

Traduit par Martine Duchon

 


   Vyasa dicte le Mahâbhârata, bas-relief de
   la Sapèl Pandialé, Colosse",
   à Saint-André.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Méditer oui… mais comment

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IFY idf

 

L a méditation semble de plus en plus présente dans les mots, les exhortations, les voeux pieux d’un futur plus ou moins immédiat…et l’intérêt qu’elle suscite grandit de jour en jour. Pourtant, passer de l’intérêt à «la pratique» ne semble pas si évident. Peur de tomber dans un mysticisme qui ne nous correspond pas ? Manque de temps ? But trop lointain ? Il n’est pas rare que nous remettions à plus tard… à trop tard !

Qu’entend-on par méditation ? Il est vrai que pour l’occidental, méditer est parfois proposé comme l’occasion possible de se poser, une forme de relaxation en quelque sorte, et peut effrayer l’actif qui ne peut s’imaginer rester assis à ne rien faire face à ce qu’il nomme alors le vide. Méditer, c’est aussi, nous dit le Petit Robert «se soumettre à une longue et profonde réflexion», généralement pour faire le tour d’un problème et lui trouver une solution. La méditation, dont il est question dans notre démarche en yoga se situe pratiquement à l’opposé de ces deux notions. Il s’agit, bien au contraire, d’offrir à l’esprit la possibilité de se taire. Il va alors donner à se connaître, devenir de plus en plus clair, transparent, par le dépôt progressif des mémoires qui lui sont chères. C’est grâce à cette transparence que nous pourrons peu à peu appréhender la vie dans sa réalité et non plus dans ce que nous y projetons. Il en est de la méditation comme de la posture : c’est dans le juste maintien de l’esprit dans une seule direction, sans tension ni mollesse, qu’un espace heureux va s’ouvrir  progressivement. Comment l’Être que nous sommes, pourrait-il résister à une telle invitation ?

Dominique Adda


« L’air » de l’informatique !

Auteur: 
IFY idf

 

 

 

U n formateur de yoga a dit un jour : « Notre ashram est tout ce qui nous environne, les rues, les voitures, es voisins… Il ne tient qu’a nous de rester en lien avec cet environnement sans aller chercher ailleurs ce que nous possédons ici ». Comment rester en lien dans notre grand ashram d’aujourd’hui ? La modernité a mis à notre service un outil merveilleux non seulement pour rester en contact avec notre environnement mais également pour nous permettre de découvrir nos limites d’un certain point de vue. Cet outil n’est autre que l’ordinateur ou devrais- je dire l’informatique dans son ensemble. Car grâce à Internet, nous pouvons rester en lien, « connectes » ce lien si précieux qui fait de nous des humains. Ce lien qui donne du sens a la communauté ; communauté ou nous partageons les mêmes valeurs et qui permet ainsi de nous sentir compris et de nous ressourcer. La communauté a un sens ; elle nous permet d’être authentique, d’être entendu, d’être reconnu, en un mot d’exister en toute confiance. Elle nous donne la possibilité de partager et de renforcer notre cohérence de groupe.

L’ashram permet de maintenir la cohésion autour d’un Maitre qui diffuse un enseignement. Seulement, ici, chez nous en France, il est bien difficile de maintenir le lien autour d’un enseignement tellement les distances nous séparent. Voila pourquoi la Newsletter de l’association est un moyen fabuleux pour maintenir vivant et dynamique l’enseignement que nous avons reçu. Avec cette lettre nous ne faisons pas uniquement qu’informer, mais communiquer car la possibilité de répondre, de commenter par E-mail est rapide et aisée.

Ah ! Nous voici arrives aux obstacles. Ceux décrits par Patanjali ou ceux que fait émerger notre «  cher ordinateur » ? Les deux ! Entre les personnes qui ont des poussées d’urticaire quand on prononce le mot informatique, celles qui angoissent face aux ordinateurs, ou bien celles qui dépriment  de l’avancée, de la place d’Internet dans leur vie… Avouez que les deux types d’obstacles se confondent !

Alors voila le second effet de l’informatique sur nous. Le développement de nos capacités d’adaptation. Il est bien rare de ne pas avoir d’ordinateur à la maison aujourd’hui. Et même si c’est le cas, un membre de la famille, les amis ou même les voisins disposent d’un tel outil. Vous pouvez par conséquent apprendre à utiliser l’informatique, Internet en particulier. Il y a pour cela de nombreux cours dans des associations ou centre de  loisirs. Une autre façon de rester en lient avec les informations de la newsletter est d’échanger une de vos nombreuses capacités ou compétences avec une personne qui peut soit vous apprendre le maniement d’Internet,

soit vous imprimer tout bonnement la Newsletter. Voyez, même sans Internet, Internet peut amener à faire du lien!

Une dernière chose. Si vous êtes parmi les aventuriers qui se lanceront dans l’apprentissage de l’utilisation de  l’informatique, n’oubliez pas les outils du yoga mis à votre disposition pour rester calme face a cet intransigeant miroir qu’est votre écran et qui ne vous reflète pas toujours une image fidèlement calme de vous même. Alors respirez «  l’air de l’informatique » transformez-le en pranayama, une sorte «  d’Ordishodhana* » : inspire 1, retient 1, expire 2. Ainsi vous vous installerez tranquillement dans «  l’ère de l’informatique ».

 

Thierry Jumeau